ISDE PORTUGAL | Le point à mi-course, la Belgique à la 8e place

Après trois journées particulièrement éprouvantes aux Six Jours Internationaux d’Enduro (ISDE), disputés au Portugal, l’équipe belge Trophée occupe provisoirement la 8e place du classement par nations. Partie de la 11e position après le premier jour, la Belgique a profité des difficultés rencontrées par plusieurs équipes pour remonter au classement. Mais entre une poussière omniprésente, des spéciales perturbées, des pénalités et une grosse chute pour Dietger Damiaens, le parcours de nos représentants est loin d’être un long fleuve tranquille.

Une première journée pour prendre ses marques

Les premiers kilomètres ont rapidement donné le ton de cette édition portugaise. Avec près de huit heures de moto au programme, réparties sur deux boucles identiques, les pilotes ont dû composer avec un terrain particulièrement sec et des spéciales qui se dégradaient au fil des passages.

Partie entre la 40e et la 45e position, la Belgique a notamment souffert de la poussière soulevée par les concurrents précédents. Dans ces conditions, trouver de l’adhérence et conserver un bon rythme n’avait rien d’évident.

Dietger Damiaens, qui devait retrouver ses repères en enduro après une saison davantage orientée vers le motocross, a progressivement amélioré son pilotage. Gauthier Lillo a signé de belles spéciales, tandis que Jérôme Martiny et Adrien Vandommele ont eux aussi cherché les bons réglages et les meilleures sensations.

Un premier jour compliqué, mais encourageant pour la suite, malgré quelques erreurs et un petit souci technique du côté de Gauthier. Au classement Trophée, la Belgique terminait alors à la 11e place, derrière l’Italie, la Suède et la France.

Une deuxième journée chaotique, avec des pénalités en cascade

Le deuxième jour a apporté son lot de difficultés supplémentaires. La poussière était telle que les départs des spéciales ont dû être espacés de 30 secondes, au lieu des 20 secondes habituelles. Malgré cette adaptation, les files d’attente se sont multipliées, certains pilotes devant patienter plus de dix minutes avant de pouvoir s’élancer.

Ces bouchons ont entraîné des dépassements de temps aux contrôles horaires et plusieurs pénalités pour les Belges. Gauthier Lillo a écopé de deux minutes, Jérôme Martiny d’une minute et Adrien Vandommele de trois minutes. Une situation contestée par les équipes, qui espéraient une intervention du jury pour les concurrents pénalisés à la suite de ces retards indépendants de leur volonté.

Sur le plan sportif, les nouvelles étaient néanmoins positives. Dietger Damiaens a réalisé une grosse journée, avec un rythme en progression et peu d’erreurs. Gauthier et Jérôme poursuivaient leur lutte, séparés par une vingtaine de secondes environ sur la base des seuls temps en spéciale. Malade depuis le début de la semaine, Adrien a également fait preuve de courage pour aller au bout de cette longue journée.

La situation était plus délicate pour les pilotes Club. Quentin Vinken et Bastien Schulz accumulaient alors de nombreuses minutes de retard, dans un contexte où il devenait difficile de distinguer les pénalités liées aux bouchons des autres pertes de temps.

Les difficultés ne concernaient toutefois pas uniquement les Belges. Plusieurs concurrents de premier plan ont également été touchés, à l’image du Britannique Jamie McCanney, contraint à l’abandon à la suite d’un problème mécanique.

Troisième jour : une grosse chute pour Dietger Damiaens, mais la Belgique remonte

Pour cette troisième journée, les concurrents découvraient de nouveaux secteurs, avec notamment une spéciale sablonneuse située à une trentaine de kilomètres du paddock. Mais cette nouveauté n’a finalement pas permis de dérouler le programme comme prévu.

La SP1 a été annulée lors des deux tours, dans un contexte marqué par une poussière importante et des interrogations sur les conditions de course et le chronométrage. Les explications officielles étaient encore attendues au moment du compte rendu de notre correspondant. Cette annulation a réduit le volume de temps chronométré, alors que les pilotes avaient une nouvelle fois passé de longues heures en selle.

Sportivement, Dietger Damiaens a vécu une journée contrastée. Après avoir signé un excellent temps dans l’avant-dernière spéciale, le pilote KTM a été victime d’une grosse chute. Heureusement, il s’en est sorti sans blessure et sa moto n’a pas subi de dégâts importants. Malgré cet incident impressionnant, il a pu poursuivre sa course et terminer la journée.

Entre Gauthier Lillo et Jérôme Martiny, la lutte reste serrée, les deux pilotes se tenant en quelques dizaines de secondes au classement scratch. Adrien Vandommele tente quant à lui de revenir sur ses compatriotes, mais deux chutes dans la spéciale située près du paddock lui ont fait perdre du temps.

Côté mécanique, les motos semblent globalement bien fonctionner. Adrien impressionne par sa gestion de course et la rigueur de son assistance, qui assure les opérations indispensables à chaque passage au contrôle horaire. Jérôme doit toujours composer avec un étagement de boîte qui ne lui convient pas totalement, sans pouvoir modifier sa transmission dans les conditions actuelles.

Les pilotes Club tiennent bon

Quentin Vinken et Bastien Schulz sont toujours en course après ces trois premières journées. Tous deux ont connu des moments compliqués, notamment en raison des pénalités accumulées.

Quentin a encore perdu du temps au dernier contrôle horaire de la troisième journée, mais se disait satisfait de son pilotage. Bastien a, de son côté, vécu un moment de stress après avoir égaré sa banane à la sortie d’une spéciale située près du paddock. Désorienté, il a tourné en rond avant de rejoindre le parc, où son suiveur a finalement pu retrouver l’objet grâce à la géolocalisation de son téléphone. Les pénalités étaient toutefois déjà tombées.

Un incident qui illustre la pression et la fatigue auxquelles les pilotes sont soumis sur une épreuve aussi longue. Les deux Belges restent motivés et se préparent à repartir pour la suite de l’aventure.

La Belgique désormais 8e, l’Italie toujours aux commandes

Après avoir terminé la première journée à la 11e place, la Belgique a progressé jusqu’à la 8e position provisoire du classement Trophée à l’issue du troisième jour, sous réserve de validation des résultats par le jury.

Cette progression s’explique notamment par les difficultés rencontrées par d’autres formations, dont le Portugal, qui a perdu un pilote. Dans cette compétition, les quatre résultats de chaque équipe comptent : il n’existe donc pas de joker. La perte d’un pilote entraîne un temps forfaitaire de trois heures, une sanction considérable au regard du temps effectivement passé en spéciale.

Au classement provisoire après trois journées, l’Italie occupe la première place, devant la France et la Suède. La Belgique se positionne à la 8e place.

Le bilan reste donc encourageant pour nos représentants, même si la route est encore longue. Il faudra continuer à éviter les erreurs, préserver les mécaniques et rester concentré malgré des conditions particulièrement exigeantes. Dans une épreuve où la régularité et la fiabilité peuvent peser aussi lourd que la vitesse pure, chaque pilote encore en course compte.

La suite des Six Jours est à suivre sur OneRace

Les Six Jours Internationaux d’Enduro sont loin d’avoir livré leur verdict. Après trois journées marquées par la poussière, les pénalités et les rebondissements, les pilotes belges restent mobilisés pour poursuivre leur progression au Portugal.

Pour suivre les nouvelles quotidiennes, nous publions les faits de course quasi en direct sur la page Facebook OneRace. Retrouvez-y les informations et les dernières nouvelles de nos représentants tout au long de cette semaine d’enduro.

Merci à Wim Vanderheyden, notre correspondant OneRace au Portugal, pour ses informations et son suivi quotidien de l’équipe belge.

Les liens utiles :
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Photos : Wim Vanderheyden & Pole Position Communication & Future7Media

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