39e SUPERBIKER DE METTET | Au cœur du week-end, la parole aux pilotes

Véritable rendez-vous incontournable de la fin de saison, le Superbiker de Mettet est bien plus qu’une compétition : c’est une grande fête de la moto qui rassemble chaque année pilotes, passionnés et spectateurs dans une ambiance unique. Pour cette 39e édition, près de 450 pilotes, et le public avait une nouvelle fois répondu présent en nombre, venu profiter du spectacle offert par un plateau international de haut niveau et d’un week-end riche en émotions.

Deux semaines après l’événement, il est temps de revenir sur les performances des pilotes belges et de recueillir leurs impressions. Entre la belle quatrième place de Romain Kaivers en finale, la victoire de Roméo Fiorentino dans la course à l’américaine et les performances de plusieurs autres représentants belges, le week-end a apporté son lot de satisfactions.

Cette édition était également marquée par la découverte du nouveau tracé, qui a suscité de nombreuses réactions parmi les pilotes. Si le banking en béton a largement séduit, les possibilités de dépassement et certains passages du circuit ont aussi alimenté les discussions.

De Romain Kaivers à Erik Willems, en passant par François Corman, Sébastien Bouillon, Roméo Fiorentino, Michael Paul, Lucas Fissette et Fred Fiorentino, sans les oublier nos jeunes Jean Rondeaux et Noah Champagne, découvrez leurs impressions, leur bilan du week-end et leurs réactions après cette édition du Superbiker.

Romain Kaivers, premier Belge au pied du podium

Quatrième de la finale du Superbiker, Romain Kaivers signe le meilleur résultat belge de cette 39e édition. Engagé cette année dans la catégorie Prestige plutôt qu’en Mondial, le pilote avait fait ce choix dans l’espoir d’augmenter ses chances d’accéder à la grande finale. Un pari réussi, puisqu’il termine également premier de sa catégorie. Après un vendredi perturbé par des conditions météorologiques particulièrement difficiles, Kaivers entre rapidement dans le rythme le samedi.

Deuxième des essais libres à seulement deux dixièmes du meilleur temps, sans prendre de risques sur une piste encore délicate, il signe ensuite le meilleur chrono de la première qualification. Le dimanche matin, il passe même sous la barre des 1’50, ce qui lui permet de se positionner favorablement sur la grille de départ. En demi-finale, le Romain réalise le holeshot et s’impose avec une avance de dix secondes. De quoi aborder la grande finale en confiance, sur la première ligne, aux côtés de Marc-Reiner Schmidt et Steve Bonnal.

Je démarre quatrième, puis je parviens à passer troisième. J’ai réalisé un chrono dans le rythme des trois meilleurs pilotes mondiaux. Derrière moi, Avila était déchaîné et a fini par passer. Je termine donc quatrième de ce Superbiker, ce qui constitue mon meilleur résultat ici, ainsi que mon sixième Trophée Georges Jobé.

Si la satisfaction est bien présente, le pilote ne cache pas une légère déception de manquer le podium. Il retient néanmoins un week-end très positif et apprécie particulièrement le nouveau tracé de Mettet.

Le nouveau circuit est vraiment très sympa. Le banking en béton est très rapide, et la sortie dans la terre est amusante. La partie qui permet de revenir vers le parking est en revanche difficile à gérer, notamment à cause de la plaque métallique extrêmement glissante.

François Corman, une expérience mondiale enrichissante

Deuxième Belge à l’arrivée, François Corman termine à la 17e place de la grande finale. Après ne pas avoir été retenu pour représenter la Belgique aux Nations, alors qu’il avait réuni le budget pour l’occasion, le pilote a pu profiter de ce ce budget et compter sur le soutien de ses partenaires pour participer à la catégorie Mondial du Superbiker. Une expérience qu’il souhaitait avant tout mettre à profit pour se mesurer au gratin international. Son objectif était clair : se rapprocher du top 10 lors des manches qualificatives, puis tenter d’accrocher une place dans le top 20 de la grande finale.

Quand je suis arrivé, le tracé me paraissait assez étroit et je craignais que le banking soit trop rapide. Finalement, j’ai été agréablement surpris dès que j’ai posé mes roues sur le circuit. Il reste peut-être quelques points à améliorer, notamment les possibilités de dépassement. En Superfinale, à part deux ou trois endroits, il était difficile de faire la différence. Une double trajectoire dans la terre serait intéressante pour permettre davantage de dépassements.

Après des manches qualificatives où il termine aux alentours des 12e places, François Corman se qualifie pour la Superfinale. Il y réalise une belle course et se bat pour tenter d’intégrer le top 20.

J’avais envie d’élever un peu le rythme et d’essayer d’accrocher ce top 20. Les gens ne se rendent pas toujours compte de ce que cela représente au Superbiker. Avec le plateau présent cette année, je voulais vraiment réaliser quelque chose de bien.

Bien placé dans les premiers tours, Corman remonte notamment jusqu’à Sébastien Bouillon avant de défendre sa position face à Davy Todd, le pilote de l’île de Man. Il cède finalement une place dans les derniers tours et termine 17e.

Au-delà du résultat, le pilote retient surtout l’ambiance et la qualité de l’organisation.

Le Superbiker reste clairement l’événement de l’année. Freddy et toute son équipe réalisent un travail exceptionnel. C’est impressionnant de voir le public répondre présent chaque année et de retrouver une telle foule. J’ai hâte de voir ce que donnera la prochaine édition. Je pense qu’il pourrait y avoir de belles surprises, avec notamment le retour de quelques anciens noms, ce qui ferait plaisir au public.

Sébastien Bouillon, un bilan positif à Mettet

Engagé sur sa Honda, Sébastien Bouillon termine à la 18e place de la Superfinale, et il décroche la quatrième position dans la catégorie Prestige. Le pilote se montre satisfait de son week-end, notamment de ses sensations sur le nouveau tracé et de son niveau de performance dans une catégorie particulièrement relevée.

Le nouveau virage relevé en béton est tout simplement génial. J’avais de bonnes sensations, et le tracé du parking était bien mieux que les autres années. Au niveau des chronos, je réalise le quatrième temps en Prestige, ce qui me satisfait compte tenu du niveau des pilotes présents.

Troisième de sa demi-finale, Bouillon assure sa qualification sans prendre de risques inutiles. Il s’élance ensuite de la neuvième position en Superfinale, avec l’ambition d’intégrer le top 15 face aux meilleurs pilotes mondiaux.

J’ai été trop prudent dans les premiers tours, ce qui m’a fait perdre quelques places. Ensuite, j’ai trouvé un bon rythme et je termine 18e. Je suis très content de ce résultat au vu de ma saison difficile.

Sébastien Bouillon souligne également l’atmosphère particulière de l’épreuve, et notamment le soutien du public lors de la course à l’américaine.

La course à l’américaine est vraiment géniale. Le public du Superbiker nous soutient comme nulle part ailleurs.

Roméo Fiorentino, la victoire à l’américaine pour retrouver le sourire

Dix-neuvième de la Superfinale, Roméo Fiorentino repart de Mettet avec une victoire qui compte particulièrement : celle de la course à l’américaine. Un succès qui vient récompenser un week-end positif après une saison marquée par plusieurs soucis mécaniques. Le pilote s’était fixé comme objectif de terminer dans le top 15 de la Superfinale. Dès les premiers essais, il se sent bien sur sa moto et améliore progressivement ses chronos, tout en constatant que sa condition physique est au rendez-vous. Sa participation à la course à l’américaine lui offre ensuite une belle opportunité. Conscient de l’importance du départ dans ce format, il met à profit le travail réalisé ces dernières années pour s’élancer efficacement et prendre les commandes.

La clé de la course à l’américaine, c’est vraiment de réussir son départ. Une fois devant après les deux ou trois premiers virages, il faut maintenir le rythme et fermer les portes. En un tour, le pilote derrière n’a pas beaucoup de solutions pour dépasser. Finalement, je gagne la course, ce qui constitue une très belle surprise.

Cette victoire lui fait énormément de bien au moral. Elle lui permet également de partager ce moment avec ses proches, présents en nombre pour l’encourager.

En Superfinale, son départ ne se déroule toutefois pas comme espéré. Gêné dans les premiers virages par un pilote devant lui, il perd plusieurs positions et se retrouve rapidement dans le trafic. Malgré un rythme intéressant, il ne parvient pas à trouver l’ouverture sur Sébastien Bouillon, qu’il suit durant une grande partie de la course. Il termine finalement 19e, à quatre places de son objectif initial.

Le niveau était vraiment très élevé avec tous les pilotes du Mondial présents. J’ai adoré le tracé cette année, mais les dépassements étaient difficiles. Pour moi, la ligne droite était pratiquement le seul endroit où l’on pouvait réellement tenter quelque chose.

Roméo Fiorentino se projette désormais vers la prochaine saison, avec l’ambition de retrouver les avant-postes du championnat de Belgique de Supermoto en catégorie S1. Il tient enfin à remercier Pascal Lawarrée, qui lui a prêté sa moto pour les Nations et le Superbiker, ainsi qu’Antoine Doncq, qui s’est chargé de sa préparation et des réglages moteur.

Sans eux, je ne pense pas que j’aurais pu réaliser un tel résultat. La moto était vraiment un avion de chasse. Je remercie aussi ma famille, mes amis et ma copine, qui me suivent tout au long de la saison. Avoir un entourage pareil représente énormément pour un pilote.

Erik Willems, une première expérience qui en appelle d’autres

Champion de Belgique d’Enduro, Erik Willems découvrait cette année le Superbiker. Pour sa première participation, il termine 31e de la Superfinale, après avoir notamment livré une belle bataille avec Michael Paul. Au-delà du classement, le pilote retient avant tout une expérience particulièrement enrichissante, qu’il décrit comme l’un de ses meilleurs week-ends de moto.

C’était un week-end de dingue ! Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais j’ai adoré. C’est probablement l’un de mes cinq ou dix meilleurs week-ends de moto. Je me suis amusé à 200 %.

Le pilote de la HVA a rapidement compris qu’il lui restait beaucoup à apprendre sur l’asphalte, mais il a aussi pu constater ses progrès tout au long de l’épreuve. Entre la demi-finale et la Superfinale, il améliore son chrono d’environ deux secondes, une progression significative sur un circuit de Supermoto.

Sur la terre, j’étais vraiment rapide. Je reprenais du temps dans les freinages et les enchaînements, mais Michael Paul me reprenait environ deux secondes sur l’asphalte. J’ai essayé de le suivre et de reproduire ce qu’il faisait, notamment dans sa manière de rouler sur la partie goudronnée. J’apprenais vraiment sur le tas, et c’était très intéressant.

Willems parvient ainsi à rester au contact de Paul durant une bonne partie de la Superfinale. Une performance d’autant plus encourageante qu’il découvrait la discipline face à des pilotes qui possèdent une solide expérience du Supermoto.

On m’avait dit avant le week-end que Michael était une référence du Supermoto belge. Le voir rouler m’avait déjà impressionné, et finir pratiquement dans sa roue après toute la manche, c’était vraiment chouette. J’ai ensuite commis une erreur en voulant gérer les drapeaux bleus dans le dernier tour, ce qui m’a coûté un peu de temps. Mais terminer 31e face aux meilleurs pilotes mondiaux, pour une première, il y a franchement pire !

Convaincu par l’expérience, Erik Willems compte bien revenir à Mettet l’année prochaine. Il envisage également de participer à une ou deux épreuves du championnat de Belgique de Supermoto, en fonction de son calendrier en Enduro.

Michael Paul, une finale malgré les difficultés

Michael Paul termine la Superfinale à la 28e place après un week-end contrasté. Le pilote avait pourtant parfaitement lancé son Superbiker, en signant la pole position lors des essais chronométrés disputés sous la pluie, avant de remporter son quart de finale avec une belle avance, également sur une piste détrempée. Qualifié pour la demi-finale du dimanche, il aborde toutefois les premiers tours avec un désavantage face à des concurrents qui ont déjà pu rouler sur le sec.

Je n’étais pas vraiment à l’aise dans les premiers tours. Les pilotes issus d’autres séries avaient eu l’occasion de participer à deux séances d’essais sur le sec, alors que je n’avais roulé que sous la pluie. Il m’a fallu deux ou trois tours pour retrouver le rythme, et j’avais déjà perdu quelques places.

Deux problèmes techniques viennent ensuite compliquer sa course, avec notamment une crevaison et un souci au frein avant. Malgré ces difficultés, il parvient à décrocher sa place en finale, même s’il estime qu’il aurait pu viser un meilleur résultat au vu de ses performances précédentes.
En Superfinale, le pilote se retrouve bloqué derrière un concurrent plus lent dans la terre, mais capable de bien défendre sa position sur l’asphalte. Malgré plusieurs tentatives, il ne trouve pas l’ouverture, tandis qu’Erik Willems reste également à l’affût derrière lui.

Le circuit était assez mono-trajectoire. Je suis resté derrière un pilote qui se défendait bien sur la partie route, et je n’ai pas réussi à le dépasser. Je termine 28e, ce qui n’est finalement pas un mauvais résultat.

Michael Paul apprécie le nouveau vélodrome, tout en estimant que certains éléments du tracé pourraient encore évoluer afin de favoriser les dépassements.

La nouvelle chicane au bout de la ligne de sauts ne m’a pas convaincu, car elle ne permet pas vraiment de dépasser. Une ligne de cinq vagues serait plus intéressante à cet endroit. Je suis également moins fan de la sortie de la terre vers l’asphalte, qui est très étroite, ainsi que de la remontée vers la partie supérieure avec cette plaque métallique extrêmement glissante.

Lucas Fissette, de l’expérience pour préparer la saison 2027

Chez les jeunes, Lucas Fissette retient avant tout l’expérience acquise lors de cette 39e édition du Superbiker. Dans des conditions météorologiques changeantes et face à une concurrence relevée, le pilote est parvenu à se qualifier pour la demi-finale. Troisième chrono de son groupe lors des essais libres, il signe ensuite les quatrième et cinquième positions lors des qualifications. Sa manche qualificative est toutefois perturbée par un drapeau rouge, qui impose un nouveau départ. Après être reparti cinquième, une chute d’un concurrent dans la partie terre le contraint à repartir de plus loin. Il parvient malgré tout à remonter jusqu’à la neuvième place. Un problème de pression des pneus, lié à un oubli après un passage chez Metzeler, l’empêche ensuite d’exploiter pleinement son potentiel. Qualifié pour la demi-finale, Lucas Fissette s’élance de la 36e position avec l’objectif de remonter le plus possible et de tenter de décrocher sa place en finale. Malgré plusieurs dépassements et une belle bataille, il ne parvient finalement pas à se qualifier.


Le bilan reste néanmoins positif pour le jeune pilote, qui termine le week-end sans chute et avec une expérience supplémentaire importante sur sa 450.
Cette participation lui permet de renforcer sa confiance avant la prochaine saison, qu’il préparera avec l’objectif de progresser en catégorie S2 du championnat de Belgique de Supermoto.
Il remercie enfin toutes les personnes qui le soutiennent et l’accompagnent dans son parcours. Son prochain rendez-vous est déjà fixé aux 4H Christmas sur le circuit de Mettet, une endurance organisée au profit de la Belgium Motorcycle Academy.

Fred Fiorentino s’impose en Senior

Également engagé dans la catégorie Senior, Fred Fiorentino a vécu un week-end particulièrement intense sur le nouveau tracé du Superbiker. Après des premiers essais compliqués sur une moto qui ne lui donnait pas entière satisfaction, le pilote a finalement repris sa propre machine pour la deuxième séance. Un choix payant puisqu’il améliore son chrono de quatre secondes, malgré des pneus d’occasion, et se replace aux avant-postes.

La course a ensuite été mouvementée. Après un premier départ interrompu par un drapeau rouge à la suite d’un accrochage entre plusieurs concurrents, Fiorentino a parfaitement négocié le second envol. Profitant de la chute d’un adversaire dans les premiers virages, il s’est retrouvé avec la piste dégagée devant lui.

Ma moto part très fort et possède beaucoup de couple. J’ai immédiatement attaqué durant les deux premiers tours, puis j’ai gardé mon rythme. Le Suédois était parfois légèrement plus rapide sur un tour, mais j’ai misé sur la régularité. Je savais aussi que j’allais rejoindre des pilotes retardataires et qu’il faudrait rester prudent dans ces dépassements.

Le pilote a ainsi pu gérer son avance jusqu’à l’arrivée pour décrocher la victoire dans la catégorie Senior.
Concernant le nouveau tracé, Fred Fiorentino se montre globalement satisfait, même s’il estime que la partie située sur le parking pourrait être élargie afin d’exploiter davantage l’espace disponible. Il rejoint ainsi plusieurs pilotes qui ont souligné la difficulté de trouver des possibilités de dépassement, particulièrement lorsque la piste reste humide et qu’une seule trajectoire est réellement praticable.

Noah Champagne, un podium pour conclure la saison européenne

Pour Noah Champagne, la dernière manche du championnat d’Europe Supermoto S2, disputée à Mettet dans le cadre du Superbiker, s’est terminée sur une note positive. Le pilote belge a décroché la pole position avant de terminer troisième de la première manche, le samedi, puis deuxième le dimanche. Il monte ainsi sur la troisième marche du podium du week-end, concluant sa saison européenne à la quatrième place du classement général.

Quel week-end à Mettet pour la dernière manche du championnat d’Europe Supermoto S2 ! Dès le vendredi, je me suis immédiatement senti à l’aise sur le circuit. Avec seulement cinq minutes d’essais libres avant les vingt minutes de qualification, il était important de trouver rapidement le bon rythme.

La pole position confirme ses bonnes sensations, et Noah poursuit sur sa lancée en course. Troisième le samedi, il réalise une nouvelle belle performance le dimanche en terminant deuxième. Un résultat qui lui permet de clôturer cette dernière épreuve sur le podium.

Je suis vraiment heureux de terminer cette saison européenne sur une aussi bonne note, en portant les couleurs de TSV Racing ! Ce résultat me donne encore plus de motivation pour préparer 2027. Nous avons beaucoup de travail devant nous cet hiver et je suis déterminé à tout donner pour revenir encore plus fort la saison prochaine.

Noah Champagne tient enfin à remercier TSV Racing et TM Moto pour leur confiance, leur travail et leur soutien tout au long de la saison, ainsi que l’ensemble de ses partenaires et de ceux qui l’accompagnent dans son parcours.

Jean Rondeaux, une victoire à domicile pour finir la saison

Pour Jean Rondeaux, cette 39e édition du Superbiker restera un week-end mémorable. Courir à domicile sur le mythique circuit de Mettet, où sont passés les meilleurs pilotes mondiaux, représentait déjà une expérience particulière. Le jeune pilote repart finalement avec la victoire dans la catégorie Junior du Superbiker, une deuxième place en Supermoto Junior et trois podiums pour clôturer une saison exceptionnelle.

Les conditions météorologiques compliquent le début du week-end. Sous la pluie du vendredi, Jean parvient néanmoins à décrocher la troisième place sur la grille de départ de la première manche. Le samedi, malgré un warm-up limité à dix minutes sur une piste qui sèche progressivement, il termine troisième de cette manche de championnat d’Europe et premier dans la catégorie Junior du Superbiker.

Quel week-end incroyable ! Courir à domicile sur ce tracé mythique, c’était déjà quelque chose. Tous les meilleurs pilotes du monde sont passés par Mettet. Ce week-end restera gravé dans ma mémoire !

Le dimanche, Jean confirme en remportant le Superbiker Junior au terme d’une course disputée. Il monte également sur la deuxième marche du podium en Supermoto Junior, concluant ainsi son week-end sur une nouvelle satisfaction.

Après un bon départ et une lutte de quinze minutes, je franchis la ligne d’arrivée en remportant le Superbiker Junior ! Je monte également sur la deuxième marche du podium en SM Junior. Trois podiums pour clôturer une saison exceptionnelle ! Quelle aventure, quels souvenirs et quelle fierté !

Au-delà des résultats, le jeune pilote tient à souligner le rôle de son entourage, dont le soutien lui permet de vivre pleinement sa passion. Il termine cette saison avec de nombreux souvenirs, de belles victoires et une motivation renforcée pour la suite.

Sur le plan européen, Jean Rondeaux termine finalement le championnat d’Europe de Supermoto Junior à la quatrième place du classement général. Une belle manière de conclure sa saison avant de se tourner vers les prochains objectifs.

Freddy Tacheny, président de RUMESM (Royal Union Entre Sambre et Meuse), club organisateur du Ford Steveny Superbiker : « Cette 39e édition du Ford Steveny Superbiker de Mettet a réuni tous les éléments d’un grand succès : un public nombreux et enthousiaste, un plateau de pilotes de très haut niveau, des conditions météorologiques favorables et une ambiance festive tout au long du week-end. Les équipes de RUMESM et nos nombreux bénévoles peuvent être fiers d’avoir proposé un événement fluide, sûr et sans incident, salué à l’unanimité par les pilotes comme par le public. Je tiens à les remercier chaleureusement, ainsi que nos partenaires privés et institutionnels, les commissaires de piste, les représentants de la Fédération, la commune de Mettet, nos voisins et toutes les personnes qui ont contribué à cette édition exceptionnelle. Leur engagement fait honneur à la réputation du Ford Steveny Superbiker et confirme le rayonnement international de Mettet. Le rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine à l’occasion d’une édition particulièrement symbolique, qui célébrera deux anniversaires majeurs : les 100 ans du club RUMESM et les 40 ans du Ford Steveny Superbiker. »

Les échos du Superbiker

Valentin Durand et Luc1 : une page se tourne

Valentin Durand a annoncé la fin, en bons termes, de sa collaboration avec le Team Luc1, les deux parties ayant des visions différentes pour l’avenir. Après plusieurs saisons marquées notamment par deux titres de champion de France S4, une page se tourne pour le pilote français.

Valentin prépare déjà la suite et a commencé à distiller quelques indices sur ses réseaux sociaux. Parmi les photos publiées, OneRace a notamment repéré une partie de cadre qui semble appartenir à une Triumph. De quoi alimenter les spéculations sur un éventuel passage à la marque anglaise ? Il faudra attendre une annonce officielle pour en avoir le cœur net.

Le Superbiker 2027 sans le championnat du monde S1GP

Pour sa 40e édition, en 2027, le Ford Steveny Superbiker de Mettet se séparera du championnat du monde S1GP.

L’organisation souhaite recentrer l’événement sur ce qui fait son identité : une grande fête populaire de la moto, avec l’ambition d’accueillir davantage de pilotes. L’épreuve continuera néanmoins à réunir des pilotes de haut niveau issus de la scène internationale. Cette édition anniversaire sera également l’occasion de célébrer les 100 ans du club organisateur, le RUMESM.

JF Racing fait une pause

Les Fantic aux couleurs de JF Racing ne devraient plus être présentes en début de saison prochaine.

JF Cabu a annoncé une pause pour permettre aux pilotes et aux mécaniciens de souffler après les dernières saisons. Il ne s’agit toutefois pas d’un adieu définitif : l’équipe prévoit déjà de revenir au Superbiker avec un tout nouveau projet. Affaire à suivre !

Pisces Racing développe une nouvelle jante

Même s’il a mis un terme à sa carrière au plus haut niveau, Eric Bougelet reste fidèle au rendez-vous de Mettet. Cette année encore, il était présent au Superbiker pour tester et développer de nouvelles jantes de la marque Pisces Racing.

La particularité de ce prototype réside dans sa conception : pas de rayons centraux et une jante sans trous, avec à la clé une réduction des risques de fuite. Le système repose sur des rayons spécifiques et semble offrir une roue plus rigide. Reste à voir comment cette solution évoluera au fil du développement. Un projet technique à suivre de près !

Romain Kaivers tourne la page des championnats

Après une nouvelle belle performance au Superbiker, Romain Kaivers a annoncé qu’il ne poursuivrait plus les championnats.

Le pilote belge souhaite désormais accorder davantage de place à sa vie privée et à ses activités professionnelles. Une nouvelle étape après plusieurs saisons au plus haut niveau, même si les amateurs de Supermoto pourront encore le retrouver ponctuellement en compétition. Romain a en effet laissé la porte ouverte à quelques participations occasionnelles et compte bien revenir au Superbiker.

Antoine Magain au départ des 4H XMas Superbiker ?

Une rumeur circulait dans les paddocks : Antoine Magain songerait à participer aux 4H du XMas Superbiker ! Notre représentant en EnduroGP n’a jamais caché son intérêt pour le Supermoto, ce qui rendrait cette éventuelle participation particulièrement intéressante.

La discipline n’est d’ailleurs pas étrangère à la famille Magain. Son père, Bernard, a pris part à de nombreuses reprises au Superbiker, avec notamment une quatrième place comme meilleur résultat. Après Erik Willems, Antoine viendra-t-il à son tour tenter l’expérience Supermoto à Mettet ? Pour l’instant, rien n’est confirmé, mais l’idée mérite de garder un œil sur les prochaines annonces.

Fred Fiorentino met un terme à sa carrière

Autre clap de fin à Mettet : Fred Fiorentino, le pilote local, a lui aussi annoncé qu’il mettait un terme à sa carrière de pilote. Il souhaite désormais consacrer davantage de temps à ses activités professionnelles, notamment son commerce de motos, à la Belgium Motorcycle Academy et à ses cours de Supermoto.

Il continuera également à s’investir dans l’organisation du Superbiker, un événement qui demande chaque année davantage de temps et d’énergie. Une nouvelle page s’ouvre donc pour Fred, qui restera bien présent dans le paysage de la moto belge, mais désormais de l’autre côté de la piste.

Etienne Nicaise et Yves Utens, trois jours au micro !

Difficile d’imaginer le Superbiker sans eux ! Etienne Nicaise et Yves Utens sont les deux voix incontournables de notre pays pour le Supermoto et l’Enduro.

Comme de coutume, ils ont mis le feu durant les trois jours de compétition, enchaînant commentaires, histoires, anecdotes et portraits de pilotes. Trois jours au micro, à faire vivre les courses et à partager leur passion avec le public. Un fameux week-end pour eux aussi, qui méritent bien un grand merci !

Classement du 39ème Superbiker :

  • 1. Marc Reiner SCHMIDT (DEU) – Ducati
  • 2. Steve BONNAL (FRA) – TM
  • 3. Julen AVILA CORTES (ESP) – KTM
  • 4. Romain KAIVERS (BEL) – TM
  • 5. Elia SAMMARTIN (ITA) – Honda
  • 17e. François CORMAN – Honda
  • 18e. Sébastien BOUILLON – Honda
  • 19e. Roméo FIORENTINO – KTM
  • 28e. Michael PAUL – Yamaha
  • 31e. Erik WILLEMS – Husqvarna
  • 36e. Jordan BALTUS – Kawasaki
  • 46e. Bryan VANDEN DRIESSCHE – Honda
  • 47e. Evan GOURMET – Honda
  • 48e. Andy BERGER – Honda CRF
  • 50e. Ashley BARBER – KTM Evotech

Les résultats complets sont disponibles ICI

Notre best of de cette 39ème édition du Superbiker :

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