La Belgique termine les Six Jours Internationaux d’Enduro 2026 à la 7e place du classement Trophée. Huitièmes avant le cross final disputé sur la plage portugaise, les pilotes belges ont finalement gagné un rang à la suite d’un problème mécanique dans le camp canadien. Une conclusion positive pour une équipe qui aura misé sur la régularité tout au long d’une semaine particulièrement exigeante, marquée par la poussière, le sable, la chaleur et les difficultés mécaniques.
Au terme de ces six journées, les six pilotes belges encore en course ont pu aller au bout de l’épreuve. Dietger Damiaens s’est particulièrement illustré dans le sable, tandis que Quentin Vinken a fait preuve d’une belle détermination pour rejoindre le départ du cross final malgré sa blessure. Au-delà des résultats, cette participation met également en lumière le travail indispensable du staff et des bénévoles qui ont accompagné la délégation belge tout au long de la semaine.
Une fin de semaine adaptée aux conditions
Après trois premières journées particulièrement éprouvantes, les organisateurs ont décidé d’adapter le programme dès le quatrième jour. Le parcours a été réduit à une seule boucle de trois spéciales, avec des départs espacés d’une minute pour les pilotes du Trophée. Une mesure qui a permis de limiter les bouchons dans les secteurs chronométrés et de laisser davantage de temps aux concurrents pour entretenir leurs machines.
Cette organisation a été maintenue lors de la cinquième journée. La chaleur, le sable mou et la répétition des passages ont continué à mettre les mécaniques à rude épreuve. Plusieurs pilotes ont dû surveiller les températures de leur moteur, tandis que la poussière compliquait toujours les conditions de roulage.
Dans ce contexte, la fiabilité et la gestion des efforts sont devenues essentielles. À deux journées de l’arrivée, l’objectif de la Belgique était clair : conserver sa 8e place au classement Trophée et permettre à l’ensemble de ses pilotes de rejoindre le cross final.
Lillo et Martiny au coude-à-coude
La quatrième journée a une nouvelle fois donné lieu à une belle opposition entre Gauthier Lillo et Jérôme Martiny. La matinée avait pourtant mal commencé pour Lillo, dont la moto refusait de démarrer sur le podium de départ. Après plusieurs tentatives, il a finalement réussi à la lancer en la poussant, au prix de dix secondes de pénalité.
Un autre incident l’attendait avant la première spéciale. Dans une liaison sablonneuse, il a terminé sa course dans les buissons et arraché sa pédale de frein arrière. Heureusement, il disposait d’une pièce de rechange dans sa banane et a pu effectuer la réparation avant de reprendre la compétition.
Malgré ces mésaventures, Gauthier a retrouvé son rythme dans les spéciales.
Plus rapide sur les seuls temps chronométrés, il a toutefois laissé la victoire du jour à Jérôme Martiny, dont la régularité lui a permis de terminer avec environ 2,8 secondes d’avance après la pénalité de son compatriote.
Le duel s’est poursuivi lors de la cinquième journée. Gauthier Lillo a signé le 78e temps scratch, juste devant Jérôme Martiny, 80e. Adrien Vandommele a terminé à la 85e place.
Pour ce dernier, la priorité est restée la même : préserver sa mécanique et poursuivre son aventure sans prendre de risques inutiles. Dans une épreuve aussi longue, cette gestion s’est révélée précieuse. Adrien a continué à rouler régulièrement, avec une moto en bon état, jusqu’au terme de la compétition.
Dietger Damiaens particulièrement à l’aise dans le sable
Le sable portugais semble avoir particulièrement convenu à Dietger Damiaens. Après une grosse chute lors de la troisième journée, le pilote KTM a retrouvé de bonnes sensations et signé plusieurs performances encourageantes.
Lors du quatrième jour, il s’est notamment illustré dans la première spéciale, où il a réalisé un temps proche de la 33e place scratch, à moins de vingt secondes du meilleur chrono. Malgré la dégradation du terrain, il a également réalisé un passage solide dans la deuxième spéciale, avant de confirmer dans la troisième.
Conscient de la forte sollicitation de sa mécanique, Dietger a profité de la fin de journée pour procéder à une révision de sa KTM : remplacement des pneus, nettoyage du filtre à air et vidange. Par précaution, il a également remplacé son embrayage avant le départ du cinquième jour. Une décision payante. Il a signé le 42e temps scratch de la cinquième journée, avec notamment un excellent 33e temps dans une spéciale. Une nouvelle prestation solide qui confirmait son aisance dans ces conditions particulières.
Le cross final lui a ensuite offert une dernière occasion de se mettre en évidence. Auteur d’un excellent départ sur le circuit aménagé sur la plage, Dietger s’est rapidement installé aux avant-postes et a participé à la lutte pour la victoire de sa manche. Il a finalement dû s’incliner face au Canadien Tyler Medaglia, particulièrement efficace sur ce terrain, mais décroche une belle deuxième place.
Une conclusion encourageante pour le pilote belge, qui devrait également être récompensé individuellement par une médaille d’or au terme de ces Six Jours.
Une dernière journée mouvementée sur la plage
Avant le départ du cross final, les pilotes devaient encore rejoindre le circuit après une quarantaine de kilomètres de liaison. Le premier enjeu était de s’assurer que les motos démarrent correctement au parc fermé, un point qui avait déjà posé problème à plusieurs concurrents au cours de la semaine.
Pour Quentin Vinken, la matinée a surtout été marquée par une belle démonstration de détermination. Malgré sa blessure, le pilote a finalement reçu l’autorisation de prendre le départ. Au prix d’un dernier effort et de deux minutes de pénalité sur la liaison, il a rejoint la zone de départ, franchi la grille et effectué un tour de piste.
Il a ainsi pu aller au bout de ses Six Jours, une issue particulièrement positive compte tenu de son état physique.
Bastien Schulz a lui aussi terminé l’épreuve, récompensant sa persévérance après une semaine difficile, marquée notamment par des pénalités accumulées au fil des journées.
Chez les pilotes du Trophée, Gauthier Lillo a pris un bon départ avant de perdre du terrain à la suite de plusieurs chutes. Jérôme Martiny a également connu une grosse chute, qui a notamment endommagé la partie arrière de sa moto. Adrien Vandommele, de son côté, a réalisé une belle remontée après un départ difficile.
Tous ont finalement rallié l’arrivée. Une satisfaction importante après une semaine où chaque erreur, chaque pénalité et chaque problème mécanique pouvait compromettre les efforts consentis depuis le premier jour.
La Belgique gagne une place au classement final
La cinquième journée s’était achevée avec la Belgique à la 8e place du classement Trophée. Les Canadiens, alors septièmes, avaient creusé l’écart et semblaient hors de portée avant le cross final.
Mais le motocross de clôture a une nouvelle fois rappelé que rien n’est acquis avant la ligne d’arrivée. La moto de l’un des pilotes canadiens n’ayant pas démarré, le Canada a perdu sa position au profit de la Belgique, qui termine finalement ces ISDE au 7e rang.
Classement final du Trophée :
- Italie
- France
- Suède
- États-Unis
- Espagne
- Chili
- Belgique
Cette 7e place constitue un résultat collectif appréciable pour la délégation belge. La Belgique a déjà terminé sixième du Trophée par le passé, avec une équipe différente et plusieurs pilotes capables de décrocher des médailles d’or individuelles. Cette année, la performance collective reste encourageante dans un contexte où les grandes nations disposent souvent de moyens et d’effectifs plus importants.
Les distinctions individuelles sont, elles, calculées selon les écarts de temps avec les meilleurs concurrents de chaque catégorie. Elles ne modifient donc pas le classement par équipes. Dietger Damiaens devrait décrocher l’or, tandis que les autres pilotes belges devraient être récompensés par des médailles individuelles selon leur classement et leur catégorie.
Dans l’ombre des pilotes, un staff indispensable
Au-delà des résultats sportifs, ces Six Jours auront une nouvelle fois rappelé combien la performance d’une équipe nationale repose aussi sur ceux qui travaillent dans l’ombre.
Derrière les pilotes belges, un noyau de membres du staff et de bénévoles a assuré pendant toute la semaine un travail considérable : assistance aux contrôles horaires, préparation et entretien des motos, ravitaillement, carburant, logistique et accompagnement des pilotes. Certains étaient déjà sur place plusieurs jours avant le départ afin de préparer l’épreuve et de permettre à l’équipe d’aborder la compétition dans les meilleures conditions possibles.
Pendant que les pilotes enchaînaient les kilomètres et les spéciales, ces hommes et ces femmes assuraient les tâches indispensables, souvent sans même avoir l’occasion d’assister aux courses. Un engagement qui demande du temps, de l’énergie et surtout une véritable passion pour la moto.
C’est également grâce à ce soutien que notre correspondant sur place, Wim Vanderheyden, a pu suivre les pilotes au plus près et transmettre tout au long de la semaine ses informations, ses photos et ses impressions.
Ces bénévoles méritent d’être mis en lumière au même titre que les pilotes. Sans eux, la participation belge aux Six Jours serait tout simplement impossible.
Un bilan positif et des ambitions pour l’avenir
La Belgique quitte donc le Portugal avec une 7e place au Trophée, les six pilotes ont terminé l’épreuve et plusieurs prestations individuelles sont encourageantes. Dans des conditions particulièrement difficiles, l’équipe a su rester mobilisée et préserver ses chances jusqu’au dernier jour.
Ce résultat ne doit toutefois pas empêcher une réflexion sur l’avenir. Avec des moyens limités, la Belgique doit continuer à s’appuyer sur la passion et l’investissement de ses pilotes et de son encadrement. Mais une ambition plus élevée reste envisageable, avec une équipe resserrée autour de quatre ou cinq pilotes parmi les plus performants, un encadrement renforcé et une préparation davantage orientée vers le résultat.
La Belgique dispose de pilotes de qualité et d’une dynamique sur laquelle il serait possible de construire pour les prochaines éditions.
En attendant, ces Six Jours Internationaux d’Enduro au Portugal se terminent sur une note positive : une 7e place au classement Trophée, des pilotes qui ont tenu jusqu’au bout et une équipe restée soudée malgré les difficultés.
Une performance collective à laquelle il faut associer tous ceux qui, loin des projecteurs, ont contribué à mener cette aventure belge à son terme.
Merci à tous les pilotes, aux membres du staff, aux bénévoles et à Wim Vanderheyden pour le suivi de cette édition des ISDE depuis le Portugal.
Les liens utiles :
– Page FCBK OneRace : cliquez ICI
– Page FCBK de la délégation belge : cliquez ICI
– Site officiel pour les résultats : cliquez ICI
Photos : Enduro.nl, Wim Vanderheyden, Pole Position Communication & Future7Media
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